Etre community manager, pour beaucoup, c’est passer sa journée sur Facebook et ne pas faire grand chose d’autre que poster des petits messages sympathiques… Quelle erreur ! Quel préjugé !
Si je dis ça, c’est parce que l’un de mes clients m’a demandé cette prestation et que, connaissant bien le sujet, j’ai accepté. Voici ce qui attend le community manager quand il arrive dans une entreprise ayant légèrement négligé ses réseaux depuis 6 mois :
Une trentaine de réseaux au total : Facebook, Twitter, LinkedIn, Viadeo, Google+ pour chaque branche de produits… et aucune stratégie déjà définie.
Là, c’était le premier symptôme, marre du clavier plat de l’entreprise, je rapporte mon propre clavier ergonomique et ma souris bien lourde qui adhère au bureau.
Là, le second symptôme apparaît, le community manager déjeune en 12 minutes chrono cigarette comprise parce que sinon, il ne tiendra jamais le délai qu’il s’est fixé dans le calendrier totalement utopique qui traîne dans un fichier Excel dans un dossier qu’il n’a pas encore eu le temps d’organiser...
Dernier symptôme, le community manager se dit qu’il n’a pas demandé un salaire (ou un prix ici) assez élevé puisqu’il devient aussi formateur et rédacteur web… mais il sait aussi que c’est déjà beau qu’il ait réussi à convaincre quelqu’un de le payer quand même correctement pour une activité que personne ne comprend à 100%.
Le plus triste dans l’histoire, c’est que, tel le récolteur de café qui n’aurait pas l’idée d’en boire le soir, et bien je n’ai plus du tout envie d’aller sur mes propres réseaux le soir en rentrant… raison pour laquelle je serai peut-être légèrement moins présente ces prochaines semaines.
Voici la réalité du community manager qui essaie de ne pas révolutionner la baraque et marche sur des oeufs parce que secrètement il aimerait que tout le monde s’arrête de bosser pour lui fournir des milliers de contenus à diffuser sur les réseaux sociaux… un vrai boulot touchant à tous les aspects de l’entreprise sous les regards inquiets des employés qui ne comprennent pas pourquoi on est là. Et sur ce, la complainte du poor lonesome community manager (qu’on ne sait pas où placer… à l’étage des développeurs ou à celui des marketers ?) est enfin terminée
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La prochaine fois que vous croisez le CM de votre entreprise, ayez un mot gentil pour lui ! Croyez-moi, c’est stressant de communiquer 7 heures par jour avec des centaines d’internautes (bientôt des milliers j’espère !).
Tenez, j’ai trouvé ça en cherchant une illustration, moi je retiens le mot ABNEGATION et il en faut, vers 14h quand on revient de son déjeuner en 12 minutes et que l’on a envie de dormir sur son clavier parce qu’on a passé la soirée de la veille à discuter stratégie SMO avec d’autres copains community managers ou webmarketers….
